Saint-Antoine-l’Abbaye (Vercors)

Quel plaisir de pouvoir conjuguer le plaisir de la randonnée et découvertes architecturales et historiques. C’est l’occasion qui est offerte aux onze marcheurs et marcheuses du jour qui se sont donné rendez-vous à Saint-Antoine l’Abbaye, 370 m, un des plus beaux villages de France, haut lieu chargé d’histoire.
Mais avant de visiter ce lieu historique par un temps splendide qui durera toute la journée, les onze randonneurs et randonneuses engagent l’itinéraire pédestre du jour.
Depuis le parking à proximité de la salle des fêtes, le groupe s’engage dans la rue des Terreaux jusque rejoindre la route de Romans puis celle de Contamine. Empruntant, sur la droite, le chemin de Montmartel, le groupe, après une trentaine de mètres, le quitte pour prendre, sur la droite à nouveau, un chemin qui rejoint celui de Saint-Didier. La marche est agréable et la vue en surplomb sur l’abbaye est magnifique. A la croix de la Bergère, 434 m, direction Les Reynauds par le chemin des Pierres. Quittant ce dernier pour suivre le chemin de Joz puis, par une alternance de chemins et de route, le groupe rejoint les Reynauds, 537 m. Sur place, le Relais de Cyne Saint-Antoine l’Abbaye, cabane de chasseurs à disposition de tous, est le lieu approprié pour une petite pause.
Hélène, la régionale de l’étape – pour emprunter un jargon cycliste – nous relate les histoires et anecdotes de son pays natal. Tout au long de la journée, elle partagera avec nous ses connaissances locales. Un complément bien agréable à cette journée.
Du relais, direction la Jayère, 520 m, puis Dionay afin de rejoindre la forêt de Thivolet. Entre temps, nous passons devant une petite chapelle et ses tombes disposées tout autour. Elles ne sont pas récentes, en atteste les dates apposées sur leur pierre tombale datant pour certaines du 19ème siècle. Des histoires de familles y sont inscrites, occasion pour Hélène de quelques anecdotes. Au bout de la route de la chapelle, le groupe suit un chemin qui longe des champs afin de rejoindre et de traverser le bois Rouillé et, dans le mouvement, celui du bois Pivert. A l’intersection Forêt de Thivolet, 526 m, reprenant la direction des Reynauds, commençant ainsi la boucle du retour, le groupe gagne la piste qui dessert les éoliennes. A ce stade, nous décidons de remonter la piste jusque rejoindre un point d’intersection qui sera à la fois le point culminant de la journée, 546 m, et le lieu de la pause repas du midi.
Il me plaît à imaginer, à proximité des éoliennes, un Don Quichotte des temps modernes, non pas chevauchant Rossinante, mais un vélo électrique, plus contemporain, accompagné de son fidèle compagnon d’aventure Sancho Panza équipé, quant à lui, d’une modeste trottinette électrique. Mais les pales des éoliennes sont situées bien plus hautes que celles d’un moulin à vent de l’époque du fantasque aventurier, alors, à moins de ne disposer d’un moyen de s’élever dans les airs, un Don Quichotte contemporain ne pourrait pas se faire happer par les bras ailés de ces hélices modernes. Je reviens à la réalité, car nous arrivons au lieu de la pause repas.
Celle-ci terminée, quittant la piste des éoliennes pour emprunter sur la gauche un sentier en direction des Reynauds, toujours suivant la marque jaune, le groupe se retrouve à la croix de la Bergère. Retrouvant le Chemin de Saint-Didier le groupe le quitte pour suivre un sentier non balisé mais praticable qui part sur la gauche et rejoint le point de départ par la rue des Terreaux.
Il est encore temps de visiter le magnifique village de Saint-Antoine l’Abbaye, patrimoine architectural et religieux, le tout enrichi des connaissances partagées du lieu de la part d’Hélène. Merci à elle pour les petites anecdotes et histoires locales.
Une belle journée et une belle randonnée alliant découvertes des parcours et visite historique ; Les 14,2 km de marche et les 320 m de D+ comme anecdotiques.
Pascal V.