Passerelles Himalayennes  du Monteynard (Trièves / Matheysine)

Le but d’une randonnée peut être un sommet, un site particulier ou un itinéraire touristique, avec le plus souvent un parcours d’approche véhiculée. Pour la randonnée du jour, outre l’originalité du site et du circuit, il y a aussi celle du parcours d’approche qui se termine par une traversée du lac artificiel du Monteynard, depuis l’embarcadère à Treffort jusqu’à rejoindre le départ pédestre à Mayres-Savel.
Ainsi, après une petite traversée d’une vingtaine de minutes, les 18 randonneurs et randonneuses du groupe débarquent à Mayres-Savel et retrouvent là un terrain plus ferme et surtout plus habituel. Sous un soleil resplendissant, la petite troupe, depuis le débarcadère, rejoint le point « La Passerelle », 500 m, puis suit la direction « Passerelles ». L’itinéraire est correctement balisé.
Il suffit de suivre simplement la marque jaune permettant, tout d’abord, de rejoindre le point « Le Pont », 550 m, puis « La Tourbe », 550 m, avant de se diriger vers la passerelle du Drac, 530 m, première himalayenne du jour.
La passerelle du Drac mesure 220 mètres de longueur, 1,2 mètre de largeur au niveau du tablier soutenu par des câbles porteurs de 56 millimètres de diamètre qui peuvent supporter le poids de la structure de 60 tonnes, et la charge maximum de 60 tonnes équivalant au poids de 800 personnes ; la pente du tablier est de 16 à 18 % au plus fort, et sa hauteur libre est de 45 à 85 mètres selon le niveau des eaux.
Petite photo du groupe à la sortie de la traversée, et le groupe se dirige vers la passerelle de l’Ebron, seconde du jour. À travers un sentier en sous-bois à l’ombre appréciable, l’itinéraire, toujours bien balisé, nous fait passer par le ruisseau des Lavanches, 610 m, puis Les Horts, 615 m, ensuite La Pravière, 665 m, avant de rejoindre Serre de Lavana, 686 m, où nous ferons la pause déjeuner.
Cette dernière terminée, la petite colonne se dirige vers la passerelle de l’Ebron, longueur 180 m, largeur 1,20 m, hauteur libre 45 à 85 m selon le niveau des eaux et, tout autant que sa sœur presque jumelle, c’est du solide : structure de 50 tonnes pour une charge maximale de 60 tonnes, soit 800 personnes.
Même s’il est écrit sur un panneau au début de la passerelle « il est permis d’avoir le vertige », un petit coup de vent capricieux semble vouloir jouer avec les nerfs des acrophobes (j’en connais au moins un…). Mais c’est du costaud, cette structure, pas de risque, et tout le groupe se retrouve heureux et satisfait de cette dernière traversée aérienne sur l’autre rive de l’Ebron (ouf, pour moi !).
Aux Sagnes, 560 m, direction embarcadère de la Mira – au Treffort – à l’ombre du sentier forestier. Suivant ce joli sentier, passant par Baraton Bas, 496 m, puis le ruisseau Beranger, 521 m, le groupe rejoint à Treffort le lieu de départ du jour, l’embarcadère la Mira, 490 m. À notre arrivée, le vent s’étant levé, le lac est parsemé de voiles multicolores, entre véliplanchistes, kitesurfeurs et amateurs de wing foil jouant avec le vent dans un ballet aérien et aquatique. Joli spectacle !
Pour terminer cette belle journée ensoleillée, nous prenons le verre de l’amitié dans un établissement local. Tout le monde est ravi de sa journée et des 13 km de parcours et 400 m de D+.
Pascal