Cette randonnée a pour intérêt majeur le passage par la vire offrant, par temps dégagé, une vue plongeante sur les gorges de la Bourne. Il y a deux ans, un temps humide et nuageux nous avait privés de ce beau spectacle naturel. Donc, cette année, nous faisons une nouvelle tentative, en espérant que cette fois-ci les conditions météorologiques et atmosphériques seront idéales.
Je ne suis pas le seul optimiste du jour, car nous sommes sept à nous retrouver au départ, parking de la centrale électrique de la Bourne, 720 m – commune de Rencurel. Cette centrale fait partie d’un ensemble de quatre aménagements hydroélectriques situés dans la vallée de la Bourne et le massif du Vercors.
Au départ, un ciel ombragé et une atmosphère aux accents tropicaux nous accueillent. Dans cette ambiance chaude et humide du parking, nous prenons la direction du Pas des Rages, 1 100 m. Les premiers hectomètres sont relativement doux mais, très vite, la pente s’accentue. Le sentier est agréable et bien indiqué (marque jaune et rouge caractérisant un GRP) ; toutefois, il faut rester vigilant quant au balisage.
Tout à mes bavardages, une fois n’est pas coutume, je loupe un « tourne à gauche ». Cela nous vaut un petit aller-retour de quelques centaines de mètres afin de retrouver le bon chemin et de repartir dans la bonne direction.
Peu avant la sortie du Pas des Rages, suivant la vire qui y mène, nous passons sous un joli préau calcaire, voûte minérale façonnée par le temps.
Encore un effort et nous arrivons au panneau indicateur du pas, occasion de faire une pause récupératrice. Les corps ressourcés, les vessies soulagées, nous reprenons notre marche en suivant la piste en direction du Haut-Méaudret, 1 180 m. Le parcours est beaucoup moins exigeant, néanmoins dangereux, car des tribus belligérantes rôdent, comme en atteste une carcasse de mouton qui semble avoir été disposée sur un tronc couché en guise d’avertissement.
Gardant pour moi mes fantasmes aventuriers, je mène le groupe jusqu’au Haut-Méaudret, d’où nous rejoignons Méaudret, 1 040 m.
Il est près de midi, mais nous poussons encore un peu notre marche, sur 2 km environ, pour rejoindre le début de la vire qui surplombe les gorges. Nous y prenons notre pause repas sur un espace bien dégagé et ensoleillé.
Nous sommes ravis, car la vue sur les gorges semble optimale. Malheureusement, notre joie est de courte durée : le soleil réchauffant l’atmosphère laisse place à une ouate épaisse et brumeuse. Remontant du fond des gorges, elle les occulte. Tant pis pour la vue tronquée, nous empruntons la vire afin de rejoindre le Pas des Rages et, de là, retourner au point de départ.
À refaire, mais en juin, pour espérer profiter de la vue sur les gorges…
Certes, nous n’avons pas pu profiter comme nous l’aurions souhaité de toute la beauté du site, mais ce fut une belle journée joyeuse et ensoleillée où nous avons tous et toutes apprécié les 14 km et 740 m de D+ du parcours.
Pascal V.


























