Les trois saints, Saint-Jean d’Avelanne, Saint-Martin et Saint-Bueil, une randonnée autour de ces trois villages où l’objectif n’est pas l’accumulation des dénivelés ou la multiplication des kilomètres, mais avant tout, de profiter des paysages dans une ambiance automnale. In fine, nous ferons plus de kilomètres que prévus au programme tous et toutes encouragés par la douceur de la journée, malgré une couverture nuageuse persistante, et une joyeuse atmosphère qui régnait au sein de notre groupe de quatorze marcheurs et marcheuses.
Nous partons du parking de l’école des trois villages de Saint-Jean d’Avelanne, 320 m. Le clocher de l’église sonne les 9h00. Nous traversons la départementale et empruntons, face à nous, le chemin du Menoux. La particularité du parcours est les constructions en pisé caractéristiques de l’avant-pays savoyard et plus particulièrement de cette zone, où les façades sont tenues fermement par des clés de tirant (clés de bâtiment) pour éviter les écartements des murs. Le plus couramment, elles sont faites en acier, et c’est rare, au début du chemin, d’en observer en bois chevillé et calé. Singularité locale et pour le moins surprenante. Au Menoux, 324 m, où, dans un jardin, les premières décorations de Noël sont déjà en place, nous nous dirigeons vers les forêts par le chemin de la Montaz puis le chemin de la Croze où trône une jolie croix. Occasion lors des traversées des hameaux d’observer les caractéristiques des constructions en pisé, notamment les bas de murs en pierres soigneusement disposées afin de les protéger des infiltrations remontant du sol par capillarité.
Nous bifurquons sur le chemin du vieux Saint-Jean jusque rejoindre la route de Velanne, puis emprunter sur notre droite le chemin du pont-neuf. Occasion d’admirer de belles demeures et leur parc, symboles de réussite d’antan. A l’antiquaire, 404 m, nous prenons la direction du Sacré-Cœur, 535 m, belle statue érigée par les paroissiens à la fin du 19ème siècle. Il est encore un peu tôt pour prendre la pause du midi. Alors, je propose au groupe de modifier l’itinéraire prévu par un détour par le Mont-Saint-Martin, 582 m, faisant ainsi d’une pierre deux coups, rallonger quelque peu cette agréable randonnée par des sentiers éloignés des chemins goudronnés et déjeuner aux alentours de midi.
La pause repas terminée, revenant au départ du sentier qui mène au Mont-Saint-Martin, nous dirigeons nos pas vers La Sauge, 550 m, en direction de Saint-Buel, jusqu’à rejoindre le Bat, 527 m. Toujours dans la même direction, nous gagnons et traversons Bois Brûlé où est installée une cabane de chasseurs, décorée çà et là, en extérieur, de statues de bois originales représentation de la faune locale. A la croix Morel, direction Savagneu. Levant les yeux nous apercevons un vol de migration de grues vers des lieux aux températures plus clémentes pour y passer l’hiver. Par le chemin de Savagneu, nous parvenons au chemin du Melet, d’où nous prenons la direction de Saint-Jean d’Avelanne. Il ne nous reste plus que 2,5 km de marche suivant un profil quasiment plat pour rejoindre notre point de départ et terminer cette jolie et bucolique randonnée. Toutefois, comme c’est souvent le cas lors des randonnées d’automne et d’hiver, un équilibre entre marche sur route et sentiers. Pas plus gênant que cela, mais il faut rester vigilants lors des traversées de route.
Tout à notre plaisir partagé, nous avons parcouru près de 16 km suivant un profil relativement plat, 400 m de D+. Parcours que j’ai eu à partager avec tout le groupe et plus particulièrement le nouveau venu, Patrick, qui nous fera très certainement le plaisir d’adhérer à notre association. Souhaitons la bienvenue à ce motard adepte de la randonnée.
Pascal V.













































