L’Eperrimont (Vercors)

Après les chutes de neige récentes et le risque d’avalanche accrue, choix a été fait d’éviter les altitudes et leurs versants exposés. Ainsi, le Rocher de l’Eperrimont, 1441 m, une randonnée relativement classique dans le massif du Vercors, au départ du Gua, commune située au Sud-Ouest de Vif, fut de circonstance.
Pour rejoindre le départ, après Les Grands Amieux, prendre à droite pour par une piste plus conseillée au passage des véhicules tout terrain, mais sans neige et avec prudence, praticable pour les véhicules de tourisme.
Sans nous rendre jusqu’au parking de départ indiqué sur la carte, avec nos deux véhicules, car nous sommes sept à participer à la sortie du jour, nous garons les véhicules sur un espace 400 m environ en contrebas du point de stationnement cartographié. Ce dernier est  à 600 m de hauteur.
Le ciel est couvert. Les températures sont très fraîches et le froid ressenti est accentué par des rafales de vent qui dureront tout au long de la journée. Ce n’est plus l’hiver, mais le printemps ne s’est pas encore installé. La neige sera présente sur les hauteurs ce qui nous incite à ne pas nous charger des raquettes, à l’exception d’un seul d’entre nous, ce sera peut-être utile, nous verrons. Le reste du groupe n’emportant que les crampons.
Remontant la piste en direction de l’Echaillon, 700 m, nous nous dirigeons vers le Pas de l’Echalier ce qui nous fera passer au niveau de la résurgence de la Champa appelée grotte de la résurgence ou grotte de l’Echaillon, située en contrebas des falaises d’escalades de l’Echaillon.
La montée suivant la piste est raide et régulière et malgré la fraîcheur ambiante réchauffe les organismes au point que certains et certaines retirent des couches en cours de cheminement.
Passé le pas, après 4 km de marche, nous parvenons à hauteur de Prélenfrey et, au point La Draye des Moutons, 1010 m, nous prenons la direction du col de l’Eperrimont via Baléyère, 1006 m.
Le village de Prélenfrey s’est distingué lors de la Seconde Guerre mondiale en protégeant des réfugiés de confession juive, d’ailleurs, à proximité, existe un chemin de résistance et de mémoire.
Passant par le point Lallier, 1029 m, nous gagnons le col de l’Eperrimont, 1176 m. La neige crisse sous nos pas, mais ne nécessite pas l’usage des crampons ou des raquettes, du moins, pas encore pour ces dernières. Continuant tout droit sur la piste, délaissant la direction du Gros Moran que nous prendrons au retour, nous marchons sur un peu moins de 500 m et prenons sur notre droite un sentier à peine marqué car recouvert par la neige en direction de l’objectif du jour.
La hauteur de neige s’est accentuée rendant la progression plus sportive. Il faut faire la trace. Alors, le seul d’entre nous, équipé de raquettes, les chausse et ouvre la marche aux autres simples bipèdes du groupe. Tous en file indienne suivant le traceur nous atteignons la crête à hauteur du rocher de la tête d’Indien, joli piton rocheux. Longeant la crête, nous parvenons au Rocher de l’Epperimont, point culminant du jour. Le vent y souffle en rafales. Le froid ressenti est très vif. Pour autant, un ciel chargé nous masque la vue sur les montagnes environnantes. Quoiqu’il en soit, nous sommes heureux d’accrocher ce mont à notre palmarès personnel. Nous mettant à l’abri des bourrasques, nous y prenons la pause repas.
Au retour, tous équipés ou de crampons ou des raquettes car la pente est abrupte par le chemin pris à l’aller, nous rejoignons le col de l’Eperrimont duquel nous prenons la direction du Gros Morant, 630 m. De là, direction de l’Echaillon, pour rejoindre le point de départ.
Une randonnée teintée d’histoire récente et de découverte géologique (grotte de la résurgence), appréciée de tous malgré un temps quasi-hivernal qui ne nous a pas figé pour autant les muscles de la marche bien utiles pour parcourir près de 15 km et nous permettre d’assurer les 940 m de D+.
Merci à Christian de nous faire découvrir ses connaissances.   
Pascal V.