La Grande Sure (Chartreuse)

Venant de Saint-Pierre-de-Chartreuse, arrivés au parking près du chalet de la Charmette, 1280 m, ils furent deux et, par un prompt renfort venu de Saint-Laurent-du-Pont, nous nous vîmes quatre randonneurs pour la sortie du jour, objectif : la Grande Sure. La canicule est annoncée. Le ciel est totalement dégagé. De grosses chaleurs sont attendues. Raisons pour lesquelles, préférant profiter le plus d’ombres possibles afin de ne pas trop souffrir de la chaleur dès le départ, collégialement, nous préférons démarrer notre boucle en commençant par le pas de l’âne. Nous reviendrons via le goulet d’Hurtières. Le plus difficile, techniquement, se fera à mi-parcours en empruntant la cheminée de Jusson pour rejoindre la croix sommitale du point culminant du jour.
Donc, par le Pas de l’Âne, nous rejoignons le col de la Grande Vache, 1710 m pour un premier palier récupérateur après 450 m de D+ pour un parcours de 3 km, le tout à un pas bien cadencé.
Descendant vers le col de la Sure, 1675 m, nous prenons la direction de Velouse, 1500 m. Après une première franche montée, nous descendons. Ce sera un peu les montagnes russes, cet itinéraire ! 
A Velouse, direction la combe des Vaux, 1315 m, par un chemin pas très agréable car plutôt instable et glissant. Pierre avec nous reste bien stable sur ses deux pieds, mais, les petites pierres sous nos pas roulent, gare à la chute ! A la combe des Vaux après cette première et délicate descente, il nous faut remonter en direction de Jusson. A nouveau, ça grimpe ! Un peu plus de 200 m de D+ sur environ un kilomètre de distance, c’est dire si la pente est rude.
Nous débouchons du sous-bois et, une cinquantaine de mètres plus loin, nous montons franchement sur notre droite en direction de la cheminée de Jusson sans passer par sa cabane. En effet, notre guide du jour, Jean-François, préfère cet accès plus direct en trajectoire, mais non moins pentu.
Cherchant le sentier, le trouvant, l’égarant à nouveau, puis le redécouvrant, nous arrivons au pied de la cheminée. En montée, cette dernière s’annonce relativement facile. Toutefois, elle est à déconseiller aux personnes sujettes à la peur du vide voire au vertige. En effet, la déclinaison est assez forte et, par endroits, des petits pas d’escalades sont nécessaires. D’ailleurs, nous grimpons le premier dès le départ. Chacun à notre rythme, deux croisés chamois-bouquetins en tête, nous parvenons à un premier palier. A son ombre, la pause repas serait judicieuse, mais la raison nous incite à continuer notre montée vers la croix sommitale que nous apercevons très nettement. Deuxième pas d’escalade, plus technique que le précédent, que nous passons tous sans encombre, les deux hominidés caprinés-bovidés toujours en tête. Encore une légère montée facile pour terminer et nous débouchons tous au sommet bien heureux de cet itinéraire méconnu pour l’un et reconnu pour les autres et pour certains bien des années après leur dernier passage. Avant de prendre la pause-déjeuner une petite photo sous la croix pour marquer l’événement. Le repas terminé, nous entamons le chemin de retour en redescendant par l’arête Est pour rejoindre le Col de la Sure duquel nous rejoignons le Goulet d’Hurtières. A sa sortie, plus aucune montée au programme, que de la descente régulière le long d’un sentier marque jaune qui passe à l’aplomb du joli rocher du Pan jusque rejoindre notre point de départ.
A l’arrivée, une petite halte amicale au chalet de la Charmette où les deux gardien et gardienne, de nos amis, nous accueillent pour une visite des lieux et le pot de l’amitié. L’établissement est superbement transformé et prêt pour l’accueil des futurs passionnés des activités de montagne désireux d’y faire escale pour une ou plusieurs nuitées. La chartreuse le vaut bien. Notre modeste équipée de quatre randonneurs après 1010 m de D+ et 12 km de marche serait bien resté sur place pour une demi-pension récupératrice, mais pas cette fois-ci, bientôt, assurément !
 Pascal V.