Jour 1
Ce week-end, les randonnées du dimanche commencent un vendredi. Direction les Aiguilles Rouges.
Nous récupérons un premier randonneur à Seynod, puis un deuxième à Chamonix. La ville semble avoir retrouvé un peu de calme après l’effervescence liée à l’UTMB.
Le temps de prendre un café, puis direction le hameau du Buet, qui sera aussi notre point de retour.
Nous entamons notre périple sur un sentier parsemé de sculptures en bois. Arrivés au col des Montets, nous entrons dans la réserve naturelle des Aiguilles Rouges et les choses sérieuses commencent : le chemin s’élève pour franchir une première bosse. Nous poursuivons sur un plateau qui, autrefois, était un alpage. Nous constatons aussi la restauration des espaces naturels dégradés par la surfréquentation.
Après avoir admiré les lacs des Chéserys, nous parvenons au lac Blanc, très fréquenté. Il est alimenté par le téléphérique de la Flégère. Nous y prenons notre pause déjeuner en admirant le magnifique panorama du massif du mont Blanc, puis entamons une descente tranquille vers le refuge pour notre première nuit.
Jour 2
Départ pour le deuxième jour depuis la Flégère, où nous laissons, avec regrets, redescendre notre guide vers la vallée.
Le sentier chemine en balcon. Il faut être vigilant, car notre regard est sans cesse attiré par les magnifiques sommets du mont Blanc, qui commencent à s’ennuager. Nous parvenons à la télécabine de Planpraz, d’où de nombreux parapentistes décollent, s’épargnant ainsi l’effort de la montée. De là, nous prenons la direction du col du Brévent.
Depuis ce col, trois randonneurs choisissent l’option du belvédère, tandis que l’autre groupe s’engage dans la descente vers la passerelle d’Arlevé.
Une fois l’aller-retour effectué – une heure et demie durant lequel nous avons pu admirer un panorama exceptionnel et lointain, des Bauges à la Chartreuse, en passant par les Aravis et l’Oisans -nous suivons les traces du GR5, qui passent par le col du Brévent avant de s’orienter vers le lac du même nom et le refuge de Bellachat.
Nous passons par les chalets d’Arlevé, en ruines. Le chemin est traversé par les torrents du lac Cornu, alimenté par le lac éponyme, et celui d’Arlevé, rejoint par le torrent des lacs Noirs. Le franchissement de la Diosaz marque la limite entre la réserve naturelle des Aiguilles Rouges et celle de Passy.
Un petit effort nous permet d’atteindre les chalets de Moëde et le refuge de Moëde-Anterne, situé juste au-dessus.
Jour 3
Aujourd’hui, le but est ambitieux : 1200 m de dénivelé positif et 1700 m de dénivelé négatif, pour une distance de 20 km.
Nous nous mettons rapidement en marche après le petit-déjeuner pour franchir le collet d’Écuelle dans une relative douceur, puis nous descendons dans le fond de la vallée pour rejoindre les chalets du même nom, en ruines.
En regardant le mont Blanc derrière nous, nous apercevons le refuge Vallot, éclairé par le soleil. Nous poursuivons vers les chalets Villy, dominés par les Frêtes de Villy et le grenier de Villy. À cet endroit, nous sommes au point bas, à 1 885 m d’altitude.
Nous remontons tranquillement le long de la Diosaz, qui s’est frayé un passage dans ce terrain très schisteux. À l’approche du col, sur une crête, apparaît un bouquetin auréolé par le soleil. Au col de Salenton, nous en voyons d’autres, notamment une mère et son petit, nullement dérangés par la présence humaine.
La pente devient plus raide. Nous atteignons un premier plateau, la Table du Chantre, puis franchissons une nouvelle crête pour atteindre l’abri de Pictet. Le plateau sommital n’est ensuite qu’une formalité pour terminer l’ascension du mont Buet, aussi nommé « Mont Blanc de ces Dames », et admirer la vue à 360° depuis la table d’orientation.
Après la pause, avec vue sur la chaîne du mont Blanc, nous redescendons pour essayer de rattraper nos deux randonneurs, que nous avons laissés poursuivre directement vers le refuge de la Pierre à Bérard.
À partir du col de Salenton, le sentier est assez technique et demande de la concentration. Après une petite pause au refuge, nous continuons le long du cours d’eau de Bérard. Nous le traversons plus bas pour arriver au parking, point de départ du vendredi, soulagés d’en avoir fini.
Une pause fraîcheur pour se retrouver avant de prendre la route, avec de magnifiques images en souvenir.
Merci à Gilles pour l’organisation de l’hébergement et à Christian pour les parcours
Philippe
































































