Col des Béraudes (Cerces)

Nous sommes un petit groupe de sept marcheurs et marcheuses au départ de cette randonnée, le col des Béraudes (massif des Cerces). Au programme 20 km de marche et 1300 m de dénivelé positif. Nous en parcourrons un peu moins, car nous ne ferons pas, en aller-retour, le col des Béraudes sans pour autant modifier le nom de cette sortie.
Une journée caniculaire est annoncée en atteste le ciel bleu et un soleil dardant déjà ses rayons dès 8 h 30, heure de départ à Le Pont de l’Alpe, 1710 m, sous le col du Lautaret. Empruntant le GR 57, nous nous dirigeons vers le col de Ponsonnière.
A Côte Pacard, 1940 m, nous suivons la direction du Grand Lac où un passage délicat est annoncé. Le sentier à l’ombre de l’aiguille du Lauzier longe, dans sa première partie, le torrent du Plan Chevalier. Sous le regard placide des vaches paissant tranquillement, nous continuons notre montée exigeante jusque parvenir au pied du passage délicat. Un groupe y est déjà engagé, occasion pour nous de faire une pause récupératrice et nous remettre des 600 m de D+ parcourus depuis le départ sur un peu plus de 3 km.
Le passage est bien équipé de câbles et par ce temps très sec, facile d’accès et aucunement glissant. Les pierres y sont bien lustrées. Quelques marches obligent parfois à des efforts supplémentaires, mais rien de réellement difficile, passage délicat certes, mais relativement facile pour les marcheurs aguerris de notre groupe. Au sortir du passage nous débouchons sur le Grand Lac, 2282 m. Ses eaux miroitantes laissent les montagnes l’environnant se mirer en son tain.
Au lac, la direction du col de la Ponsonnière est indiquée. Tant mieux, car c’est notre itinéraire. Nous nous élevons à des altitudes propices à la pousse des edelweiss, d’ailleurs un joli spécimen s’offre aux objectifs photographiques indiscrets des téléphones portables. Au lieu-dit, Clos d’Ane, 2440 m, nous prenons la direction du col de la Ponsonnière, 2613 m via le lac de la Ponsonnière, 2565 m. Arrivé à ce point, l’heure du repas s’approchant alors en direction du col du col du Chardonnet, nous avisons un petit replat face au pic de la Moulinière, 3073 m, pour faire la pause-déjeuner.
Celle-ci terminée, direction le col des Béraudes. Parvenu au pied du sentier qui y mène, il est 14h00 passés et il reste encore près de 12 km de marche pour rejoindre le point de départ, sans compter l’aller-retour au col. Alors, Christian notre animateur, nous laisse le choix sachant que la montée affiche 180 m de D+ – il en pensait 80 – si nous ne voulons pas rentrer trop tard il serait peut-être plus prudent d’éviter ce passage. Il sera remis au programme une autre fois par un parcours différent. Démocratiquement, moins une voix, nous optons par un retour direct via le col du Chardonnet, 2636 m, sans l’aller-retour au col des Béraudes.
Ainsi, nous continuons en suivant un chemin à flanc de montagne. Beaucoup de caillasses, par endroits des passages en dévers et des sauts de marche appellent à la prudence et surtout « cassent bien les pattes ». Le sentier mène jusqu’une mine de graphite désaffectée en atteste les squelettes de ferraille des anciennes installations minières et l’entrée du site qui semble encore accessible. Mais, aujourd’hui, c’est rando, pas spéléo, alors nous n’irons pas vérifier si le boyau minier est toujours praticable.
Encore une dernière montée et nous débouchons sur le col du Chardonnet nord (altitude non précisée) puis, légèrement en contrebas, rejoignons le col du Chardonnet sud, 2638 m. Nous suivons notre chemin jusque rejoindre le col de l’Aiguillette, 2537 m, puis coupons à travers pente pour rejoindre plus directement le sentier du retour moyennant encore un dernier D+. Pour terminer encore une descente de plus de 4 km parsemée de passage caillouteux au semblant interminable afin de retrouver le GR 50 et de regagner le point de départ.
Un joli parcours de randonnée au travers de paysages de hautes montagnes, alternance de paysages et de passages sublimes comme Christian aime à nous faire découvrir.
Encore merci à lui.
Les données techniques pas les 20 km de marche prévus, mais 18,3 km et 1256 m de D+, versus les 1300 m du tracé d’origine. Conséquence, sans importance, du « shunt » du col des Béraudes, mais qu’importe, le plaisir restât et restera entier en atteste les sourires de satisfaction lors du pot de fin de randonnée à la Grave gentiment offert par Corinne, notre dynamique et sympathique infirmière marcheuse.
Tant qu’elle nous offre à boire et qu’elle ne nous soigne pas, tout va bien.
Pascal V.