Le Moucherotte (Vercors)

Une petite sortie raquette dans le Vercors avec comme point culminant le Moucherotte au départ de Saint-Nizier-du-Moucherotte pour les neuf randonneurs et randonneuses du jour. Un ciel couvert nous chapeautera toute la journée. Malgré une fraîcheur matinale au départ, des températures relativement douces pour la saison nous accompagnerons toute la journée. Seul un vent hivernal nous accueillera au sommet.
Depuis le parking du Mollarout, 1200 m, au bout du chemin du même nom, le groupe emprunte la piste forestière en direction de la Combe de l’Ours. Les conditions d’enneigement ne nécessitent pas que nous prenions les raquettes, par contre, les crampons sont chargés dans les sacs, prêts à l’emploi, car les sols sont gelés. D’ailleurs, après 500 m d’une montée régulière, à la combe de l’Ours, 1275 m, nous les chausserons, une neige dure et verglacée tapisse le tracé. Nous prenons la direction de Les Clots par un sentier bien pentu et gelé où l’usage des crampons se justifie pleinement. Après une belle montée, nous joignons le Roc de Bataillon, 1440 m, d’où, suivant la piste forestière, droit devant, nous nous dirigeons vers les Forges.
Même si le ciel est couvert, une belle lumière éclaire la piste ainsi que les monts et vallées alentours. Au passage, une jolie carte postale s’offre à nous. Parvenus à Les Forges, 1630 m, nous suivons le GR en direction de Le Moucherotte. Encore plus d’une heure de marche où une neige légèrement croûtée a remplacée celle plus dure et gelée jusque-là. Malgré l’absence de raquettes, nous progressons assez aisément jusqu’à un abri en dur un peu en deçà de Sous Le Moucherotte, 1875 m.
De ce lieu en aller-retour, nous nous rendons au sommet de Le Moucherotte, 1896 m, duquel, depuis la table d’orientation, nous profitons de la vue à 360° qui nous est offerte sur la vallée grenobloise et les monts et massifs environnants. Toutefois, le Massif du Mont Blanc restera masqué par un voile de brume opaque. Un vent très frais souffle au sommet, alors, le temps d’admirer les alentours et de faire une photo de groupe, nous retournons à l’abri pour nous y installer et y prendre la pause repas.
Au dessert, en cette période de l’Epiphanie, nous avons dégusté une délicieuse galette des rois à la frangipane concoctée bien gentiment par Élodie – la cadette du groupe, mais la pâtissière du jour. Qui dit galette de l’Epiphanie, dit fève, dit couronne, dit reine ou dit roi. Eh bien, ce sera un roi en la personne de Laurent tout enorgueilli de son titre et qui aura l’honneur de terminer la randonnée affublé de sa couronne royale. Quel chanceux ce Laurent !
Notre pause terminée, le roi du jour et toute sa cour contournant l’abri suivant un parcours vierge de toute trace afin de faire un itinéraire en boucle, entamera le chemin du retour. Malgré une neige molle sous les pas, beaucoup marchent avec prudence. L’itinéraire laisse à penser à un parcours hors-piste. Et même si la neige est encore fraîche aucun risque d’avalanche n’est à craindre, car la végétation environnante assure la stabilité du manteau neigeux. Toutefois, par endroits, et le plus souvent, la descente est bien prononcée, alors, cahin-caha, chacun à son rythme, malgré les encouragements, voire les quolibets des plus hardis, à oser se lancer dans la neige poudreuse, l’ensemble du groupe se retrouve sur le GR en contrebas. Peu de chutes ou de glissades à déplorer. Du moins, pour ce que j’en ai vu…
Tranquillement et sans plus aucune difficulté, suivant la piste, nous rejoignons le Roc de Bataillon. De ce point, contrairement au parcours initialement prévu et pour compléter par une boucle, nous décidons, collégialement, de retourner à notre point de départ en passant par Sous La dent de Gérard, 1299 m, un des trois sommets des Pucelles, triptyque calcaire endémique du coin. Auparavant, à le Roc de Bataillon, nous avons déchaussé les crampons qui, malgré un sentier aux passages délicats par endroits, ne nous serons plus utiles. Nous continuons notre descente de retour en direction de Saint-Nizier marchant prudemment lors des passages verglacés et à l’endroit le plus technique où un câble assure nos pas nous arrivons sans heurt jusqu’au tremplin olympique vestige des jeux de Grenoble de l’année 1968. L’ancien édifice n’est plus accessible, car l’usure du temps et les risques d’accidents l’ont rendu dangereux. Du tremplin, il ne nous reste plus qu’une petite marche pour retourner aux voitures.
Un classique, certes, mais une randonnée sympathique au parcours alternant traversées en sous-bois et passages dégagés, pistes ou clairières, comme sait nous en proposer notre animateur du jour, Christian B.
Pour conclure cette belle journée, après une royale galette, Philippe, en raison de son anniversaire, nous a offert le pot de l’amitié.
Belle journée en effet !
Pascal V.